Mathieu
Martiniere
Malgré
la crise, Athènes dépense des millions pour un ouvrage «contre
l’immigration» qualifié d’inutile. Reportage
Dans
son pick-up gris, Evanghelis Maraslis, l’excentrique maire adjoint
du village grec de Nea Vyssa, file, à pleine vitesse, le long de la
frontière turque. De part et d’autre d’une petite route
terreuse, on trouve des champs, des paysans et des soldats. Au loin,
des miradors. «A gauche de la route, c’est la Grèce. On cultive
des asperges et de l’ail. A droite, c’est la Turquie, qui produit
du riz. Le mur sera construit entre ces champs», explique
Evanghelis.












